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ECOTOURISME ET AVENTURES

 Vous aimez les randos et les treks.
 Etes vous partant pour un Safari Aventure?
Alors venez visitez une région dépourvue de touriste et soyez les  ambassadeurs (drices) du monde extérieur auprès des populations locales.

Conditions

  - Le Camping - Kalya - Paysages - Rivières -Pistes -Hébergements

Mercredi 4 février 2009
Apres plusieurs années dans ce pays, c’est la première fois que je fais le trajet Dar - Kigoma par bus, sur une distance de 1500 km.
Villes principales traversées : Dar-Morogoro : 193km ; Morogoro-Dodoma : 280km ; Dodoma-Singida : 252km ; Singida-Kahama : 306km ; Kahama-Kibondo : 236km ; Kibondo-Kasulu : 140km ; Kasulu-Kigoma : 92km.
Le départ a eu lieu à 6.45. Nous avions à peine quitté Dar qu’une remorque était déjà renversée en travers de la route.
                               
                                                       remorque en travers de la route

Notre bus avait du jeu dans la crémaillère, ce qui obligeait le chauffeur à jouer sur 1/5, pour ne pas dire 1/4 de la circonférence du volant pour maintenir le bus dans l’axe de la route. Il y a plusieurs années, j’ai eu l’occasion de me retrouver coincé sous un command car qui avait ce problème, mais beaucoup plus accentué, alors instinctivement j’ai pris quelques précautions dans mon environnement immédiat. Protection par les sacs en cas de projection, aucun objet métallique d’accoudoir susceptible de me trouer les cuisses en cas d’envol….

Ce bus avait aussi un problème d’embrayage, donc difficulté à passer les vitesses, surtout à l’arrêt ; il faut démarrer en prise. Evidemment dans les descentes on espère que le chauffeur arrivera à rétrograder.
Durant ce voyage, j’ai fait quelques constatations, notamment que le client doit savoir une chose ; une fois que son billet est payé, il doit s’assumer entièrement ; certains en ont fait les frais ; nous avons vu un passager d’un autre bus, sur un parking, courir derrière son bus car il était aux toilettes ; le bus était déjà très éloigné, donc client refait !

Nous sommes arrivé à 22.00 à Kahamba, où nous avons passé la nuit ; Vu la quantité de bus qui stationnait il était impossible de trouver une chambre ; j’ai donc dormi sur le béton de l’abri d’attente. Le matin, une femme est restée sur le tarmac ; le chauffeur avait dit que le départ serait à 5h le lendemain et bien croyez le ou non, il est parti a 4.30. Donc la femme aussi est refaite ! Ca la fout mal quand vous savez que personne ne vous remboursera le ticket et que vous ne savez pas ce que vont devenir vos sacs, car il n’y a pas de ticket bagages.
Durant le trajet nous avons encore eu l’occasion de voir des remorques et autres camions en travers de la piste. Avec la pluie, ces pistes deviennent de vraies patinoires et très souvent les véhicules progressent en crabe.
                
                                                    Nouvelle remorque en travers de la piste

              
                                                       camionn embourbé dans un trou



Vous pouvez me demander comment puis je être encore étonné après 35 ans d’Afrique ; c’est simple, ma nature me porte à aimer l’organisation et un minimum de conscience professionnelle. Alors vous allez dire pourquoi vivre dans ces pays si ces comportements vous gênent ; je vous réponds que beaucoup ne supportent pas leur belle mère et ce n’est pas pour autant qu’ils divorcent.
Donc vous avez compris que si vous êtes dans un bus, prenez vos précautions pour dire à tout le monde que vous vous absenter et que le bus ne parte pas sans vous, car il n’y a aucun contrôle des passagers à chaque départ, afin justement d’éviter ce genre de désagréments. Remarquez que les blancs ne sont pas si nombreux dans ces bus, alors un absent on le remarque vite. De même que lorsqu’ils s’arrêtent, ils ne disent à personne que c’est la pause pipi ou la pause repas, il faut le deviner, ni combien de temps on va s’arrêter. La combine c’est de toujours rester en ligne de mire du chauffeur et de garder en permanence un œil sur lui, même les deux ça n’est pas du superflu, car ils sont deux chauffeurs.
Par contre les chauffeurs et autres membres de l’équipage, vérifient sérieusement si personne n’a touché à leur ration d’herbe durant leur absence et posent la question pour savoir si quelqu’un a touché à leur sac. On les voit mâcher à qui mieux mieux; je ne pense pas que ça soit du chanvre (n’ayant jamais été un adepte), mais plutôt du kat qui transit par le Kenya.
                              
                                                Escale de Kibondo

J’ai eu l’occasion, me trouvant derrière le chauffeur, de lui taper sur l’épaule pour lui signifier qu’il devait lever un peu le pied ; évidemment, ça faisait rire tout le monde de voir que le blanc avait peur de la vitesse et c’était difficile, vu leur état euphorique de leur expliquer qu’il ne s’agissait pas que de moi mais des femmes et des gosses qui se trouvaient aussi dans le bus. Même le policier assis à l’avant, derrière le pare brise, trouvait ça drôle.
Nous sommes finalement arrivés à Kigoma, vers les 14.00, apres 31h de voyage. C’est plus rapide que le train, car pour arriver à Dar ça nous avait pris 45h. Le prix est presque identique, 54.000Tsh officiel pour le train, mais comme ils sont rares, on les trouve à 70.000 sous la table ; le bus c’est 60.000 Tsh de Kigoma et 55.000 dans le sens Dar – Kigoma. Seulement en bus on ne passe qu’une nuit sur le trajet, en train c’est deux. L’avion c’est dans les 200$ A/S, mais il met 3 ou 4 h.
Par PBL - Publié dans : Ecotourisme
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Samedi 8 novembre 2008
L’Ombre contre la Lumière

 Pour beaucoup d’occidentaux, cet article n’aura aucun sens ; c’était au Moyen age que l’on brûlait les sorcières, depuis nous avons évolué. Pour paraphraser certains médecins, même africains, « Ces histoires relèvent d’une coutume traditionnelle ancestrale, très vivace, surtout en milieu rural et qui sont le fait de population sans éducation ». En deux mots, ce que je ne comprend pas, je le nie. J’ai entendu cette interview à la radio au sujet d’enfants qui sont accusés par leur famille d’être des sorciers et qui sont jetés dans la rue.
Je reconnais que ces accusations sont presque toujours sans fondement mais surtout dues à d’autres facteurs, relationnel, économique, rivalité.., mais là n’est pas notre sujet.

Autant vous dire qu’après des années d’Afrique, je ne partage pas du tout le point de vue de ces médecins et autres sur la sorcellerie. Je sais que beaucoup de gens ont mené une vie d’expatriés en Afrique, aussi pendant des dizaines d’années, mais sont demeurés tout aussi cartésiens que les médecins. C’est peut être du à des séjours prolongés dans des bureaux climatisés. Mais pour certains amateurs de brousse, dont je suis, nous avons un autre regard sur ce sujet.

Notre ONG voulant faire de la promotion touristique pour la région de Kigoma, surtout dans le tourisme solidaire et l’écotourisme, nous cherchions, Athanase et moi, un pole d’attraction qui n’était pas proposé par les T.O (tours operators) professionnels. Nous avons pensé que ces pratiques traditionnelles utilisées par les sorciers, féticheurs et autres, pouvaient entrer dans le cadre du tourisme culturel et seraient susceptibles d’intéresser les touristes. Nous allons donc vous racontez l’histoire d’une jeune femme pour illustrer cet article.

Nous connaissons ce couple depuis presque de 2 ans, rencontré lors d’une virée en brousse. Il vivait dans un petit village, Mwasha, où les cases étaient éparpillées sur plusieurs centaines de mètres. L’homme, Abasi, est pasteur, dans la trentaine, de petit gabarit, mais infatigable ; ils ont 3 enfants, non scolarisés. Il nous avait dit que sa femme, même modèle réduit, était habitée par des esprits. Nous avons demandé dans quel camp se trouvaient ces esprits, l’Ombre ou la Lumière.

               
                                                            Marguerite et Abasi

Pour les gens qui ont besoin d’être éclairés, l’Ombre, c’est le mal, donc ils font de la magie noire et par opposition, la magie blanche agira pour la Lumière. Peut être qu’à ce niveau certaines personnes commencent à pédaler, alors nous allons essayer de donner quelques petits exemples pour situer un peu le contexte.

Un propriétaire de maison a besoin d’argent, il va voir son locataire et lui dit que son loyer est doublé ; s’il ne peut pas payer, il doit quitter sa maison. Le locataire mécontent, va voir un féticheur et lui demande de faire changer son bailleur d’avis. S’il ne cède pas, qu’il s’arrange pour lui créer des problèmes (expression vagues qui peut aller de la maladie, aux problèmes financiers ou familiaux et jusqu'à la mort). Donc magie noire.

Un autre, vient d’obtenir un poste de directeur financier dans une société, à la grande joie de toute sa famille élargie. Mais après quelques mois, le grand oncle lui dit que maintenant qu’il est devenu un grand directeur, il faut qu’il pense à la famille. Le gars lui répond que ce n’est pas son argent mais celui de la société. Quelle importance, tu as cet argent à ta disposition, alors n’oublie pas la famille. Si le type ne s’exécute pas, ils vont voir le féticheur pour que le gars comprenne qu’il n’a pas le choix. Magie noire aussi.

Vous avez des gens sans emploi et donc sans argent qui deviennent des traîne-savates, puis du jour au lendemain ils se mettent à payer à boire à tout le monde. Certains connaissent l’histoire de Faust, eh bien c’est exactement ça. Quand on n’est pas étouffé par ses scrupules et qu’on a envie d’avoir beaucoup d’argent, sans beaucoup se fatiguer, on va voir le féticheur. Celui-ci demande à quelle somme il pense et suivant le montant, il dit alors il faut me donner 1 ou 2 personnes. Dans les jours qui suivent, ce même traîne-savate se retrouve avec de l’argent plein les poches (pour peu de temps en général) mais dans sa famille il y a eu 2 décès. Encore de la magie plus que noire !

Nous comprenons que certains lecteurs doivent se dire que de rester trop longtemps sous le soleil d’Afrique, ça laisse des séquelles, mais les gens ont le droit de penser ce qu’ils veulent, alors nous continuons. Pour ceux qui sont intéressés de connaître les processus utilisés par les sorciers et féticheurs, je ne pourrais entrer dans les détails, ne les connaissant pas moi-même. Tout ce que je sais, c’est qu’ils utilisent les âmes errantes du bas astral, qui ont vécu dans la possession matérielle et l’intérêt personnel et à leur mort elles restent accrochées à ces possessions et tombent facilement sous l’emprise d’un sorcier qui a pu entrer en contact avec elles.

Par exemple, une des touristes (européenne) qui avait fait un trek en brousse avec nous, avait le don de voir les esprits. Elle m’a dit que dans la maison où j’habite, j’en avais 3, mais qu’ils n’étaient pas méchants. Durant notre safari, nous avons du attendre presque tout une nuit sur la plage de Sigunga, un bateau qui se faisait appeler « Désiré » ; il a fini par arriver à 2h du matin. Une fois à Kigoma, elle m’a dit avoir eu très peur sur la plage car elle a vu une vieille sorcière, très laide, qui a été étonnée qu’elle puisse la voir et qui s’est collée sous son nez, l’air mauvais. Mais ce qui l’a le plus choqué c’était que derrière cette sorcière, un peu plus loin, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes, qui semblaient prisonniers de cette vieille. Nous lui avons expliqué que c’était le cas. Cette sorcière était toujours en contact avec un de ces collègues vivant et ils utilisaient les âmes sous leurs contrôles pour commettre les méfaits commandés par les clients.

La liste des exemples étant trop longue, nous allons nous arrêter là pour revenir à la femme qui nous intéresse.

Cette jeune femme, qui ne sait ni lire ni écrire, rendait service en soignant des gens par le traitement des plantes. Elle-même n’y connaissait rien, mais un des esprits qui l’habitent était un ancien féticheur qui soignait de cette façon. Quand un malade venait la voir, elle laissait l’esprit guérisseur prendre le commandement de son corps; il faisait le diagnostic, allait en brousse pour chercher les bonnes plantes, le dosage pour la préparation et donnait les explications pour l’utilisation du remède. Elle nous avait dit qu’elle avait 11 esprits, dont le principal était une ancienne sœur, Marguerite ; depuis ce moment nous appelons toujours cette femme, Marguerite.

               
                                          Marguerite devant son cabinet de travail

Pendant ces 2 ans, nous avons rendu visite plusieurs fois à ce couple, seuls ou accompagnés de touristes et inévitablement, il s’est produit ce qui arrive fréquemment en Afrique lorsqu’il y a présence de blancs ; tout le village est devenu envieux, donc jaloux, donc avec un esprit de vengeance et de destruction. Pourquoi les blancs sont toujours chez eux ? Ils doivent faire beaucoup d’argent avec eux et nous on nous laisse sans rien. C’est vrai que la bêtise est souvent proportionnelle au niveau d’instruction. C’est malheureux à dire, mais le moteur de la plupart des individus en Afrique, c’est l’envie, la jalousie et ça les rend destructeurs. Un jour où Abasi et sa famille se sont absentés, des gens ont brûlé leur maison.
Ils ont donc changé de village et c’est dans leur nouvelle case que nous les avons trouvé, à Mahanga, dans les 70 km de Kigoma, sur l’axe principal.

Ils sont la depuis le mois de juin de cette année, donc leur habitation est des plus sommaires ; Presque tous leur biens ont été brûlés avec leur maison à Mwasha. L’élément le plus contraignant, c’est l’eau ; dans l’autre village il y avait la rivière très proche de la maison, ici l’eau se trouve à plus de 3 km. Mais ils nous ont expliqué qu’ils vivaient ici en harmonie avec les gens du village et que c’était l’esprit de Marguerite qui leur avait dit de se mettre à cet endroit.

                   
              Leur nouvelle maison sans porte; Marguerite aux fourneaux dans la cuisine

                
                                     Notre tente et la case de la mère d'Abasi

D’ailleurs elle nous a dit aussi qu’elle savait depuis plusieurs jours que nous allions venir car il l’avait prévenu. Le chairman (chef) de ce village a une équipe de pêcheurs à Kigoma, mais ils avaient des problèmes car ils ne ramenaient rien après une nuit de pêche. Le chairman a donc demandé à Marguerite de l’aider à résoudre ce problème. Apres son traitement, son équipe a ramené 14 casiers et le lendemain, 20 casiers et depuis ça produit normalement.
Un autre chef de pêche avait des problèmes similaires et Marguerite a aussi réglé son affaire. Sa productivité est normale.

Marguerite a expliqué à Athanase, qui me traduisait, qu’à Mwasha, elle traitait les malades avec des herbes qu’elle gardait dans un bocal. Un jour, elle a trouvé le bocal vide et a pensé que quelqu’un lui jouait un tour. En fait ses esprits lui ont expliqué que c’était eux qui avaient fait disparaître ces plantes car à partir de maintenant elle soignerait les gens uniquement avec de l’eau et de la terre. Elle nous a dit qu’elle avait senti une grande force en elle, qui la poussait à faire certaines choses. Nous avons demandé quel genre de choses ? Elle nous a dit que dimanche dernier, à l’église, pendant que les gens chantaient, elle s’est levée et a dit que si certaines personnes voulaient rester dans cette église, il fallait qu’elles demandent pardon pour les bêtises qu’ils avaient fait. Ils ont tous ri. Alors elle a commencé à dire nommément ce que les gens avaient fait et que s’ils ne demandaient pas pardon ils devaient partir.
Ca a certainement jeté un froid, mais elle nous a dit que les gens ont reconnu les faits et se sont exécutés.

Marguerite a deux particularités ; la première, elle traite les gens gratuitement, elle ne demande jamais rien en retour et la seconde, elle n’aide que les gens qui ont le cœur pur. En Afrique, ils sont tous dans les églises, les temples et les mosquées, mais question cœur pur, dur dur à trouver ! Cette façon d’agir a poussé la communauté à changer tout doucement de comportement.
Le chairman reconnaît que depuis qu’ils sont arrivés dans ce village, les jeunes se saoulent moins, ils fument un peu moins de chanvre, les femmes font attention à ne pas céder aux propositions des autres hommes contre de l’argent ou autres avantages. Tu m’étonnes, si on ne va pas à l’église ou à la mosquée on est catalogué et si on y va et qu’on y étale toutes nos histoires, ça aide à pousser au changement ! Les habitants, dans l’ensemble sont très contents de leur présence et contribuent à les aider en tout, car ils savent qu’ils n’ont aucune rentrée d’argent. Ils aident à construire leur maison, à donner du bois, et nourriture. Nous avons constaté que leur habitation n’a pas de porte mais un villageois leur a promis qu’il allait en faire une.
Abasi et Marguerite ont dit qu’eux aussi été content d’être là car ils sentaient l’amour et l’harmonie dans ce village et ça les change beaucoup de Mwasha.

 Donc vous avez compris que Marguerite et Abasi, qui l’aide par ses prières en tant que pasteur, combattaient l’Ombre, en cassant les envoûtements et autres sortilèges en utilisant la magie blanche par les dons que cette femme a reçu. Ils sont d’ailleurs toujours rayonnants et toujours en train de rire et quand on voit leurs conditions de vie, cases sans porte, les toits pas étanches, les gosses qui dorment par terre, sans moustiquaire alors que les moustiques pullulent et sont très agressifs, personnellement je leur tire mon chapeau ; nous ne les avons jamais entendu se plaindre depuis que nous les connaissons et en Afrique c’est plus que rare et ce sont des gens que nous prenons plaisir à aider car ils ont beaucoup de travail a faire. L’Afrique croule sous la magie noire, n’en déplaise aux aveugles !

Ce village a une rivière importante, la Malagarasi, la plus importante qui se jette dans le lac Tanganyika, mais elle se trouve à plus de 1,5 km du centre du village. Le chairman nous a demandé s’il était possible de les aider à rapprocher le point d’eau, car les mamas qui travaillent toute la journée dans les champs, souvent à plusieurs km, n’ont même pas d’eau en rentrant pour se laver et sont trop fatiguées pour aller à la rivière en chercher. La corvée d’eau est réservée aux femmes en Afrique, c’est pour ça que la majorité des jeunes filles aux villages ne vont pas à l’école car c’est la main d’œuvre qui part. Quand il y a des vélos, vous avez des norias faites par des jeunes qui vendent l’eau qu’ils vont chercher avec des jerricans de 20 litres, en plastique.

               
                                             La Malagarasi

Le chairman nous a aussi parlé de l’école primaire, dont le toit s’est effondré et il nous a sollicité, en tant qu’ONG dans le développement pour les aider à compléter le matériel que le gouvernement a donné pour la nouvelle école ; ils avaient les tôles pour le toit, mais pas assez de bois pour les charpentes. Nous avons dit que le montant n’étant pas élevé, nous ferons le nécessaire pour que le toit soit rapidement posé car la saison des pluies a commencé et s’annonce très mouillée ! Par contre pour la construction du tank qui amènerait l’eau plus près du village, ça serait plus long car nous ne disposions pas à ce jour du moindre dollar à mettre dans ce projet, mais qu’avec la foi qui les anime, il se fera certainement.
            
                                                 La classe sous l'arbre

J’ai souvent dit à Athanase qu’il serait bon que la jeunesse occidentale vienne passer quelques temps dans ces villages pour comprendre ce que c’est que d’être vraiment démuni dans une société ultra matérialiste.
Par PBL - Publié dans : Ecotourisme
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Mardi 21 octobre 2008
Ce week end, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des visiteurs venus de Bujumbura, au Burundi et qui voulaient visiter les environs. Ils m’ont expliqué qu’habituellement ils allaient au Rwanda, mais que cette fois ils ont voulu essayer la Tanzanie. Kigoma se trouve à seulement 230km de Bujumbura et la route est entretenue donc, sans trop se presser, ils y arrivent en 4 h.
Ils m’ont demandé ce qu’ils pouvaient faire en 48h dans la region. J’ai dit qu’à Kigoma même ils avaient le mémorial de Livingstone, qu’il leur prendrait 1 h, sinon le parc de Gombe pour les chimpanzés.

Ils ont dit d’accord pour Gombe mais préféraient être autonomes et pas prendre un taxi boat et devoir passer la nuit dans le parc. Nous avons contacté un loueur de bateau, dit rapide, pour les amener au Parc National de Gombe. Le taxi boat met 2 h alors que ces petits bateaux avec un moteur de 55 cv mettent 45mn.
Le propriétaire de ces bateaux a ouvert, l’année dernière, un petit hôtel dans le village des pêcheurs, à Kibirizi.

                   
                                                                           KIBIRIZI villages de pêcheurs

                        
                                                                       Carte de Kigoma   position de l'hotel Mkuzi

                       
                                                                               MKUZI HOTEL

 Il y a eu retard au départ car nous avons tous oublié qu’entre le Burundi et la Tanzanie, il y avait une heure de décalage. Cela est du au fait que le Burundi est un tout petit pays, mais que la Tanzanie est étendue sur plus de 1000km ; donc la région ouest (Kigoma) se trouve dans le même fuseau horaire que la région est (Dar-Es-Salaam) et donc la Tanzanie a une heure de plus que le Burundi. Avis aux amateurs, pour ne pas rater une correspondance, il faut en tenir compte !

                      
                                                                                     Bateau de 6m avec moteur de 55 cv

                       
                                                                                                       Belle croisiere

                       
                                                                                           Arrivee au Parc Gombe

Nous avons aussi rencontré d’autres jeunes burundais qui s’intéressaient au tourisme, mais comme activité, entre le Burundi et la Tanzanie. J’ai été intéressé aussi car il est évident que l’aéroport de Bujumbura est une meilleure porte d’entrée pour l’ouest de la Tanzanie que Dar- Es-Salaam ou Arusha. Si la situation reste stable au Burundi, Bujumbura pourrait bien être d’un accès plus simple pour le tourisme de l’ouest Tanzanie. Ca ferait économiser du temps, mais sur le plan financier, il faut tenir compte du voyage entre Dar-Es-Salaam et Kigoma que ce soit en train, bus ou avion ; lequel serait le plus économe ? Je vais me pencher sur le problème ! Des perspectives sont intéressantes, tout organiser à partir de Bujumbura, car ils peuvent avoir des véhicules 4x4 qui pourraient être équipés de grands réservoirs (entre 150 et 200 l) permettant de faire de longues distances sans passer à la pompe tanzanienne où le prix du litre est plus cher. Avec de tel véhicules, il serait possible et faire directement Bujumbura-Parc de Katavi en faisant les pleins près de la frontière, coté burundais. A étidier aussi ( heu, ce n’est pas une faute d’orthographe !).

                       
                                                            Carte       BUJUMBURA- KIGOMA                 

Par PBL - Publié dans : Ecotourisme
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Samedi 9 août 2008
Nous ne serons pas en mesure d'assurer nous même les safaris en véhicule car nous sommes dans l'obligation de vendre notre 4x4 pour des raisons financières.

                        

Mais nous pouvons toujours trouver des locations pour les candidats aux visites du Parc de Katavi, seulement les prix demandés par les particuliers sont parfois trés prohibitifs; gagner en une fois ce que d'autres gagnent en 2 mois.
Mais on fera de notre mieux pour aider les candidats.

Par PBL - Publié dans : Ecotourisme
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Lundi 12 mai 2008
Ce couple voulait connaître l’Afrique, mais pas celle des prospectus ni des TO. Ils désiraient voir la vie dans les villages, avoir un contact plus direct avec la population, pouvoir apporter quelque chose, participer en donnant quelques vêtements aux enfants, quelques médicaments qui allaient aider des personnes dépourvues de dispensaire.

Ils ont amené dans leurs bagages des tenues pour l’équipe de foot féminine de Kalya et aussi des jeux ludiques en bois pour les enfants.

Nous sommes donc partis de Kigoma le 3, en bus jusqu'à Ilagala. Nous avions donné rendez- vous au couple chez qui nous allions à Mwasha, Abasi et Marguarita, afin qu’ils viennent avec leur vélo. Le bac pour traverser la Malagarasi étant de l’autre côté pour un bon moment, nous avons décidé de prendre une pirogue, 1 km plus bas sur la rivière.

 

         
                  

            
 
 Le carburant ayant encore augmenté, nous n’avons trouvé aucun véhicule sur l’autre rive ; ce sont les aléas du tourisme aventure ; ya ou ya pas ! Nous avons donc commencé la marche plus tôt que prévu, notre objectif se trouvait à 25km.

Après plusieurs km, une moto est arrivée. Athanase et Marion ont fait le 1er voyage, jusqu'à Kirando. Guillaume et moi avons continué à pied, jusqu’au retour de la moto, une heure plus tard.

 

                  

                   

  Une fois à Kirando, nous avons pris un thé et des chapatis. Marion et Guillaume, venant du froid, devaient s’accoutumer à la chaleur, nous avons donc décidé de stopper pour la journée, ayant quand même parcouru 10km dans la journée et de passer la nuit à Kirando. Athanase s’est arrangé avec le propriétaire du petit resto et nous avons passé la nuit sur place, en montant les tentes entre tables.

 

           


Le lendemain, départ pour la brousse. Notre objectif était de rejoindre une paillote se trouvant à proximité de la rivière Lugufu, où une cheminée métallique avait été construite dans la rivière même. Qui l’a construite ? Pour quelle raison ? Mystère ! Si des lecteurs ont une idée là dessus, qu’ils nous éclairent. Je doute qu’elle date de la colonisation allemande, plutôt du temps des britanniques, mais apparemment ils avaient pris soin de la cacher sous l’arbre, donc à l’abri des vues aériennes.

 

       
                      
                      


A 7.30h, le 5, nous sommes partis pour rejoindre le village de Mwasha. Pour Guillaume souffrant du dos, tous les symptômes d’une hernie discale, le vélo d’Abasi fut d’un grand secours.

Après une douzaine de km, nous sommes arrivés à une paillote où la famille avait eu un enfant malade qui est décédé, de la tuberculose d’après les explications. Marion et Guillaume ont donné des vêtements aux 2 enfants restant, comme la rivière était toute proche, il y avait beaucoup d’humidité dans la zone et les nuits étaient fraîches.

 

                 

 

 

Nous avons poursuivi notre route après cette halte de 1.30h. Brousse, passages de rivières, nous avons même croisé un troupeau de vaches qui était amené à Kigoma.

 

                
                
                

Nous sommes arrivés à Mwasha en fin d’après midi et nous avons logé chez Abasi. Un repas chaud nous a été servi le soir, dans le « living-room » !

 

 
Nous avons même eu droit à un « concert » de guitare par le Chairman du village.

 

Le 6, à 8.30h, nous sommes repartis vers le village de Sigunga, dont dépend Mwasha. Il se trouve au bord du lac Tanganyika, mais de l’autre côté de la montagne, dans les 12 km à « vol d’oiseau ». Après avoir passé un col à 1280m d’altitude, quelques descentes et remontées, nous avons fini par voir le lac. A Sigunga, nous nous sommes arrêtés chez un ami d’Athanase qui tient une buvette, c’est presque la civilisation après ces 4 jours de brousse.

 

                   
                   
                   
                   
                   
                   

Athanase a expliqué à Abasi, qui devait retourner à Mwasha, comment utiliser les médicaments donnés par Marion et Guillaume.
                  

Ce jour étant aussi l’anniversaire de Guillaume, Athanase m’a dit qu’il allait préparer quelque chose. Le connaissant, je n’ai pas douté une seconde du résultat. En France on dit « système D », pour les tanzaniens qui ont étudié au Congo, c’est « article 15 ». Le fameux résultat, est un gâteau aux spaghettis.

 

                 

 

Nous avons passé la nuit sur place. Le lendemain Athanase avait une réunion avec les autorités du village et Guillaume l’a accompagné pour prendre des photos de ce meeting important, car il était question de tourisme à promouvoir dans la zone.

 

                     

 

Dans l’après midi nous avons tartiné la main d’un enfant avec du cicatryl car il avait une plaie dont la  cicatrisation traînait un peu.

 


 

 

Le dos de Guillaume et le mien qui s’y est mis aussi, commençants à devenir plus que gênants, nous avons pensé rentrer sur Kigoma en taxi-boat, qui arriverait vers 18h de Mogambo.

En fait de 18h, c’est à 3h du matin qu’il est arrivé, aventure oblige. Nous avons atteint Ujiji vers midi le 8.

 

 

Le 9 a été une journée de récupération avant l’envol sur Dar Es Saalam le 10, puis l’Europe le 11.

 

J’en profite pour remercier Marion et Guillaume de la confiance qu’ils avaient placé en Athanase et moi-même et je les félicite pour leur ténacité et leur persévérance, surtout Guillaume qui souffrait beaucoup du dos et de la chaleur, mais qui a quand même fini le périple, (au grand regret des crocos)!

Bon tour du monde !!!!!

 

Par PBL - Publié dans : Ecotourisme
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